
Je sais que ce film n’est pas récent mais pour vous dire la vérité, il est repassé sur France 5 cette semaine et j’avais envie d’en parler. A chaque fois qu’il passe, je ne peux pas m’empêcher de le regarder et de rester littéralement scotchée à mon écran. Je me suis dit que c’était l’occasion d’une chronique, si ce n’est un éloge.
Ce long-métrage retrace l’enquête réalisée par le Boston Globe en 2002 concernant les abus sexuels qu’ont subi des enfants par des prêtres catholiques. L’équipe de journalistes a d’ailleurs été récompensée par le prix Pulitzer en 2003. Quant au film, il a été sacré meilleur film et meilleur scénario original aux Oscars en 2016.
Spotlight est donc le nom de la rubrique d’enquête du Boston Globe se consacrant au journalisme d’investigation. En 2001, le nouveau rédacteur en chef du journal, Marty Baron, demande aux journalistes de se concentrer sur le prêtre John Geoghan, accusé de pédophilie. L’équipe est composée de Michael Rezendes (Mark Ruffalo), Sacha Pfeiffer (Rachel McAdams), Matt Carroll (Brian d’Arcy James) et leur leader Walter Robinson (Michael Keaton). Ce qui avait commencé comme une histoire isolée devient une affaire de grande ampleur quand ils découvrent que de nombreuses personnes ont subi des crimes sexuels infligés par des personnes du clergé.
Ils entament alors un vrai travail de fond en essayant d’interroger les victimes mais aussi en se rapprochant d’un avocat déjà impliqué dans ces affaires, Mitchell Garabedian.
On peut reprocher à Spotlight une structure très classique rappelant évidemment Les Hommes du président ou se rapprochant du plus récent Pentagon Papers (The Post en anglais). Néanmoins, Tom McCarthy met en scène une enquête journalistique prenante accentuée de réalité quant aux modalités de travail des journalistes. De plus, on ne peut qu’admirer la justesse du jeu des acteurs qui se sont réellement documentés et ont essayé de se rapprocher le plus possible des personnages qu’ils incarnaient.
J’aime les différentes approches de chacun concernant le travail à effectuer : Rachel McAdams qui interroge les victimes, Mark Ruffalo en étroite collaboration avec l’avocat Garabedian ou encore Michael Keaton supervisant son équipe.
Pour ajouter au réalisme du film, le réalisateur a décidé de montrer comment cette entreprise affecte les personnages, les rendant plus humains et imparfaits.
ATTENTION SPOILER (SI VOUS N’AVEZ PAS VU LE FILM NE LISEZ PAS CE PARAGRAPHE)
Je veux vous parler de cette très belle scène (qui certes peut paraître facile mais que j’aime beaucoup) à la fin de Spotlight. Je ne peux m’empêcher d’être touchée quand ils arrivent au Boston Globe le dimanche et qu’ils se rendent compte que le téléphone n’arrête pas de sonner pour déclarer de nouvelles victimes. Je trouve que c’est à ce moment-là qu’il y a consécration. Leur implication et leur labeur a payé, ils ont été utiles et ont permis de mettre en lumière une injustice qui avait été cachée pendant des années.
Le générique du film, avec la liste des pays où ces actes ont été commis également, donne une nouvelle fois une dimension réelle au film. Il nous fait réaliser à quel point ces actes ne sont pas isolés et doivent être condamnés.
C’EST BON VOUS POUVEZ FINIR DE LIRE L’ARTICLE
Je veux simplement conclure en vous disant que si vous n’avez pas vu ce long-métrage, installez-vous devant un écran et visionnez-le. Il vous aura éclairé sur des faits qui restent encore actuels et vous aura fait passer un très bon moment. Et pour ceux l’ayant déjà vu, il n’y a aucun mal à le revoir (je regarde bien Le Seigneur des anneaux trois fois par an, version longue s’il faut le préciser).
Si vous souhaitez lire d’autres critiques : Le Blog du Cinéma, Les Téléphages Anonymes
C’est un superbe film, un grand film des années 2010. Tu m’as donné envie de le revoir tiens…
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Tant mieux ça me fait plaisir de t’avoir donné cette envie !
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