Une jeune fille qui va bien, Sandrine Kiberlain

Un premier film réussi pour Sandrine Kiberlain.

« Il fait toujours beau les jours de catastrophe. »

Eté 1942, Irène à dix-neuf ans, elle est juive. Elle est comme toutes les jeunes filles de son âge : elle a des rêves plein la tête. Le sien, c’est le théâtre. Elle veut devenir comédienne. Elle va bien. Elle vit, rit entourée de ses amis et de sa famille. Pourtant les lois antisémites se durcissent, impactant de plus en plus la vie familiale. Son père ne veut pas faire de vague alors que sa grand-mère est moins naïve. Elle sent le pire arriver.
Malgré la guerre, Irène ne renonce ni à sa joie de vivre ni à sa passion. Encore moins à sa première histoire d’amour. Elle poursuit son chemin avec plus ou moins de légèreté . Comment peut-elle être si éclatante et insouciante dans une époque si terrible ?

Une jeune fille qui va bien est le premier long métrage de Sandrine Kiberlain, réalisé en 2021. Elle nous offre un film d’époque moderne, bouleversant et intemporelle. Le spectateur s’identifie à cette jeunesse qui veut vivre malgré tout. Dans ce film, la guerre est en arrière plan, on ne voit pas de soldats pourtant la tension monte. Les sujets abordés tel que la maladie, l’amour, le fait d’être juif sont traités sur le même plan ce qui peut en laisser certains sur leur faim. Pourtant, c’est aussi ce qui fait son charme.  L’histoire est prenante, un véritable hymne à la jeunesse. Sandrine Kiberlain montre la joie, la liberté qu’on a quand on a dix-neuf ans pour évoquer le pire, la guerre.

Rebecca Marder joue avec intensité le rôle d’Irène et enchante le spectateur, l’emporte avec son énergie et son sourire éclatant. Actrice de 27 ans et pensionnaire de la Comédie-Française, on a pu la voir, entre autre, dans Un homme pressé de Hervé Mimran (2018), Seize printemps de Suzanne Lindon, (2020). On la retrouvera sur grand écran en juin 2022 avec le film de Michel Leclerc Les goûtes et les couleurs  avec Félix Moati.

 « Il fait toujours beau les jours de catastrophe. »
Cette phrase est mise en exergue dans le film de Sandrine Kiberlain. Elle est extraite du Journal d’Hélène Beer, étudiante juive pendant la Seconde Guerre Mondiale qui a beaucoup marqué l’actrice et réalisatrice. Une jeune fille qui va bien, fait parti de ces films qui restent en tête.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :