Le cercle des rêveurs éveillés – Olivier BARDE-CABUÇON

Paris 1926. Le psychanalyste Santaroga, ancien adepte de Freud passé du côté de Jung, fait la rencontre d’une mystérieuse russe blanche nommée Varya.
Remarquant que la jeune fille est dans une situation de détresse, il la prend sous son aile et lui propose un travail. Elle doit s’infiltrer dans un cercle de rêveurs éveillés afin d’élucider un mystère. Varya va donc enquêter sur ses membres afin de découvrir comment est mort l’ancien patient de Santaroga, Gabriel de la Biole.

Olivier Barde-Cabuçon livre un récit assez plat avec très peu de rebondissements. L’intrigue s’ouvre vraiment en milieu d’ouvrage, ce qui est assez long pour un roman policier historique. Il tombe dans tous les écueils de ce genre. L’écrivain propose archétype sur archétype. Nous sommes dans les années folles donc il faut absolument mettre en scène un surréaliste, une femme artiste, les mouvements nationalistes naissants après la Première Guerre mondiale et l’environnement classique : Pigalle. N’oublions pas le but du cercle qui est d’analyser l’inconscient à travers les rêves, sujet typique de l’époque, juste après le spiritisme.
De plus, le personnage de Santaroga est d’un manichéisme parfait. Il est grand, fort, plaît aux femmes mais a une nature intérieure profonde. Naturellement, il aide la jeune réfugiée sans l’ombre d’un intérêt personnel et se pose en figure paternelle presque immédiatement. Vous vous doutez que Varya se doit d’avoir un charme incroyable, d’être blonde aux yeux bleus (elle est russe enfin !) avec toutefois un courage et un caractère affirmé.
Le dénouement, censé donner un sentiment de satisfaction comme dans tout roman d’enquête, est bâclé et sans finesse.
Bref ! Une lecture qui m’a laissée de marbre, me faisant perdre un temps précieux.

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